Standardisation et interopérabilité

Contexte

De nombreuses raisons expliquent l'introduction d’une standardisation et des concepts d'interopérabilité pour la définition d'un réseau d'observatoires sous-marins.

Tout d'abord, les observatoires sous-marins ne sont pas facilement accessibles et leur entretien pourrait être très difficile. Comme on le voit dans les sciences spatiales, la planification et des efforts logistiques doivent être faits pour optimiser toute intervention. Ceci est la principale motivation pour l’utilisation de standards, car les instruments peuvent être testés et intégrés dans une procédure définie avant le déploiement. Ceci se prête à introduire des procédures d'assurance qualité et un contrôle qualité.

Ensuite, l’utilisation de standards rend possible l’interopérabilité, tant au niveau des matériels, que dans le domaine du traitement des données. En plus des informations sur les capteurs, les métadonnées pourraient faciliter l’interopérabilité en permettant l'intégration des différentes sources d'information dans un système commun.

Enfin, les processus de standardisation sont censés générer une valeur ajoutée et des avantages dans un contexte économique:

  • augmentation de la qualité des produits et de leur fiabilité,
  • réduction des coûts,
  • accroissement de l'efficacité et facilité d'entretien,
  • simplification et amélioration de l’utilisation,
  • plus grande compatibilité et interopérabilité des produits et des services,
  • amélioration de la santé, de la sécurité et de la protection de l'environnement.

Afin de répondre à ces exigences, il sera essentiel de parvenir à un consensus entre les acteurs industriels européens sur le terrain et en particulier des PME impliquées dans le processus de définition des standards, les principaux acteurs du monde universitaire, et les institutions gouvernementales. Les PME impliquées seront réunis dans un groupe de fournisseurs d'équipements et de services pour les systèmes d'observatoires appelé « Providers of Equipment and Services for Observatory Systems » (PESOS). Leur objectif spécifique sera le partage des meilleures pratiques et des connaissances et la définition des standards pour l'installation et de fonctionnement des systèmes d’observatoire.

Activités

En gardant à l'esprit les divers milieux, les intérêts, les méthodologies ou les expériences des partenaires impliqués, l'approche la plus appropriée semble être la définition une feuille de route pour la standardisation des observatoires de fonds marins. En d'autres termes, le processus devrait fixer les questions de standardisation.

Dans le cadre du ESONET NoE, trois principaux domaines d'applications exigent des efforts de standardisation:

  1. les capteurs et des dispositifs scientifiques,
  2. l’ingénierie de systèmes, l’assurance qualité et les procédures de contrôle qualité,
  3. l’intervention sous-marine.

Dans chaque cas, le déroulement suivant est appliqué:

  1. planifier et configurer le projet de standardisation,
  2. étudier les normes existantes en essayant de les appliquer à la situation actuelle,
  3. définir les normes et
  4. appliquer les normes prédéfinies.

Capteurs et dispositifs scientifiques

En ce qui concerne les capteurs et les dispositifs scientifiques, l'accent est mis sur:

  • les interfaces (puissance, données, communication),
  • le plan mécanique et les interfaces (pour une éventuelle récupération par les systèmes d'intervention),
  • les objectifs de performance (par exemple, les échelles de mesure, la précision, la stabilité à long terme, etc.),
  • la conception et les critères de fabrication,
  • la qualification et les tests de validation.

Assurance qualité / contrôle qualité

Cette tâche porte sur la définition d'un ensemble de procédures, de directives et de recommandations applicables à différents sous-systèmes constituant un observatoire de fonds de mer. Les aspects couverts sont dans le domaine de la conception, la fabrication, des tests et de la qualification, l'intégration, l'exploitation et la documentation relative aux équipements d'observation océanique.

Le partage des équipements et de procédures de tests

Cette tâche a pour but d’encourager les discussions et les échanges d'informations entre les partenaires sur:

  • les équipements de tests existants: sur terre, dans les eaux côtières ou sur les sites en eau profonde,
  • les procédures de test fonctionnel et environnemental de l'équipement,
  • le calibrage des capteurs et des systèmes de mesure.

L'objectif final est de parvenir à l'utilisation partagée des moyens de chaque partenaire et d'obtenir un ensemble d'essais et de procédures d'étalonnage pour une utilisation commune par la communauté ESONET. Un espace réseau collaboratif sera ouvert pour recevoir les contributions des partenaires ESONET intéressés et les informations structurées seront mis à la disposition de tous dans « Les moyens d'essais et les bases de données de procédures ».

L'accès à la base de données est limitée aux partenaires ESONET ayant un mot de passe en suivant le lien: http://www.esonet-noe.org/partners_only/work_package_space/wp2_standardization_and_interoperability 

Intervention sous-marine

Cette tâche sera donc centrée sur le problème de l'intervention sous-marine sur les observatoires en haute mer, en définissant:

  • des critères pour la conception des observatoires de fonds marins en tenant compte de l'accessibilité par un ROV ou un AUV ou même par un véhicule de surface du plancher océanique (espaces de travail pour la manipulation, les points d’accostage, les aides visuelles à l'approche, etc.),
  • des critères pour garantir la possibilité de récupération et la réinstallation des composants spécifiques des l'observatoires qui nécessitent la substitution en cas de défaillance ou la nécessité d'entretien / recalibrage par ROV, an laissant l'observatoire en place,
  • un protocole d'entente (MOU) visant à faciliter les échanges pour l’utilisation de robots sous-marins (ROV) entre les institutions européennes.