Activités scientifiques

Le projet ESONET a démarré avec des champs disciplinaires fragmentée (la circulation océanique, le climat, la biologie, la sismologie, la sédimentologie, la bio-acoustique, de la géophysique). Certaines coopérations ad-hoc occasionnelles ont déjà été élaborées. L’amélioration du processus d'intégration et l’interdisciplinarité sera atteint en créant des ponts entre les différents acteurs (scientifiques et ingénieurs) et entre les différents workpackages, afin de définir éventuellement les technologies génériques et les dispositifs scientifiques les plus adaptés. Le WP3 organisera des ateliers interdisciplinaires qui, en répondant aux questions scientifiques et techniques, mènera à concrétiser et à justifier les projets d’observatoires conçus de façon optimale.

Objectives scientifiques

Les objectifs scientifiques d’ESONET sont actualisés en permanence en fonction des nouveaux résultats disponibles. Ils seront ensuite développés et clarifiés en plus des résultats des projets précédents ESONET.

Les objectifs scientifiques seront mis à jour par un groupe éminent d'experts scientifiques qui relèvent du Conseil Scientifique et du Comité Stratégique. Les résultats et les mises à jour seront diffusées à la communauté scientifique par un certain nombre de moyens: à travers l'organisation d'ateliers, par la mise à jour régulière du site Web ESONET et par le bulletin ESONET (ESONews). Un effort majeur du WP3 sera de faire en sorte que chacun au sein de ESONET NoE ai le même niveau d'informations concernant les derniers développements technologiques et scientifiques. À l'heure actuelle, un certain nombre de sites régionaux ont été proposés comme des nœuds potentiels ESONET. Le WP3 devra clairement aborder la question des priorités scientifiques de base de chacun des sites, afin d'éviter la dispersion des efforts pour structurer le futur réseau européen d'observation. Des ateliers et des forums de discussion seront organisés pour examiner les arguments de chacun des sites et définir une stratégie à long terme pour les sites d'implantation.

Modules scientifiques génériques

Au cours des dernières décennies, un effort constant a été mené par la recherche académique, l'industrie et l'armée pour développer des technologies spécifiques pour les observations profondes sur le sol marin, incluant les postes d'amarrage, les forages, les dispositifs sismiques, les caméras, les appareils optiques et les systèmes acoustiques. Des améliorations considérables des systèmes d'instrumentation spécifiques ont été réalisées permettant une meilleure fiabilité et une plus forte modularité, ouvrant ainsi la voie au développement de technologies génériques. Par exemple, la mise en place des mesures standards MetOcean de la colonne d'eau dans un certain nombre de sites contribuera directement à la surveillance des changements climatiques dans le milieu marin et à la mise en place des systèmes d'alerte aux aléas naturels et aux tsunamis.

Ainsi, le développement de technologies génériques doit être effectué tout en tenant compte des exigences scientifiques et des besoins. Cela se fera grâce à la production de spécifications qui s'appuient clairement sur les objectifs scientifiques d’ESONET.

Modules scientifiques spécifiques

En plus des modules scientifiques génériques, certains modules spécifiques sont nécessaires pour assurer les objectifs de surveillance. Le degré de maturité de ces modules doit être évalué.

Les activités de travail en réseau du ESONET NoE en Europe, les relations étroites avec les entreprises industrielles et les réseaux de surveillance sous-marine en Amérique du Nord et au Japon (WP1), associés aux activités de standardisation et d'évaluation de la qualité des instruments (WP2) indiqueront de nouvelles solutions en terme de méthodologie et de technologie. Ils fourniront la possibilité de bénéficier d'équipements spécifiques à des coûts limités. Certains de ces équipements, bien adaptés aux objectifs scientifiques du réseau ESONET, seront sélectionnés pour être mis en œuvre sur un ou deux sites (ESONET NoE n'a pas de budget alloué pour le développement).

Quelques exemples sont donnés ci-dessous:

  • les flotteurs profilant le long de lignes de mouillages ou de treuils sous-marins,
  • la surveillance acoustique des mammifères et des poissons par sondage acoustique,
  • les expériences avec l'instrumentation « CORK » dans les trous de forage « ODP » (Ocean Drilling Program),
  • la surveillance chimique à l'aide de nouveaux spectrométres (laser Raman ou spectrométrie de masse),
  • la télévision haute définition,
  • les AUV opérant à partir de stations d'accueil,
  • les crawlers (véhicules d’exploitation et d’extraction sous-marins),
  • la pollution des capteurs de surveillance,
  • la surveillance acoustique des événements sismiques dans le canal SOFAR,
  • les nouveaux algorithmes de détection des tsunamis.

Les attendus sont les suivants:

  • préciser les questions scientifiques et les processus (physiques, chimiques, biologiques, géologiques) pris en compte.
  • définir l'ensemble des paramètres à mesurer pour chaque phénomène d'intérêt et des paramètres pour aider à une gestion durable des mers européennes.
  • démontrer la pertinence scientifique de l'ensemble des données collectées et la faisabilité technique de la méthodologie proposée.
  • démontrer la pertinence du site proposé pour la mise en œuvre des capacités de surveillance.
  • proposer un site et s’interroger sur la méthode d’acquisition et l’instrumentation adaptée.
  • diffuser les résultats sur la fiabilité des capteurs existants, les améliorations et éventuellement sur les nouveaux composants de surveillance sous-marine.
  • démontrer et comparer les modules existants sur les sites de test câblés.
  • préciser les nouveaux modules scientifiques génériques et spécifiques aux sites.